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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:01

COMPTE RENDU DE LA TRAVERSEE DU VERNEAU samedi 26 septembre2009 (vue par Janguy)

 

TPST 14 H DE 8H20 à 22H30

 PARTICIPANTS équipe amont : FREDERIC ARMAND, ARNAUD GOY, ROMAIN LEPAGE, JANGUY MAILLET.

PARTICIPANTS équipe aval : GILLES BERTIN MOUROT,  PIERROT BOURGOIN, MANU RUIZ, JEAN-PIERRE VILLEGAS.

 

 J’ai entendu parler de cette course peu après mon arrivée en Franche-comté il y a 8 ans. Je me suis inscrit au GSD en 2003. Sans qu’elle soit un objectif, j’ai imaginé dans un futur lointain pouvoir la réaliser mais elle restait totalement mythique. Il y a 2 ans, une occasion s’est présentée mais sans lendemain à cause d’une météo très brutalement mauvaise.

Préparatifs et patience

 Enfin, au mois de juin 2009, nous sommes prêts ! La demande réglementaire d’autorisation auprès de la ligue est faite par Fred, bientôt acceptée. Deux sorties préparatoires dans le réseau, l’une des  « Biefs Bousset » jusqu’à la « salle du Gnome », l’autre de « Baudin » jusqu’à la « salle du Petit Négro » ont permis de découvrir à peu près les deux tiers du cheminement. La partie centrale très aquatique gardera son mystère jusqu’au jour J.

 L’idée d’une découverte autonome a fait son chemin de la préparation à la réalisation du projet. Ainsi le groupe ne veut pas d’un guidage dans le réseau par les connaisseurs qui d’ailleurs concentrent leur énergie sur d’autres projets. La question principale porte sur le passage du « siphon des Patafoins). Fait-il vraiment gagner du temps par rapport à la « cheminée des Dentelles » ? Et si l’on utilise une  néo complète avec capuche, n’y a t’il pas risque de surchauffe pendant la marche jusqu’au « Bon Négro » ? Et comment fait-on pour communiquer de part et d’autre du siphon ? Enfin si l’un d’entre nous refuse de passer, il bloque la progression du reste du groupe… Ces interrogations font le tourniquet dans ma tête pendant des jours et les avis donnés par les initiés ne nous permettent pas de « trancher » tant ils sont différents.

 Voilà, nous sommes fin prêts mais il parait qu’au mois de juin il ne faut pas « tenter le diable » à cause des orages. Mais ne sommes nous pas capables de renoncer si la météo n’est pas favorable ? C’est trop dommage de casser une dynamique car pour nous la motivation est au plus haut et nous sommes physiquement au point. L’été passe ; famille et vacances mais pas de spéléo ! Une date est enfin fixée mais la configuration n’est pas bonne, Vincent ne peut se libérer, Arnaud a très peu de temps et veut commencer la traversée le vendredi soir. Trois, c’est bien peu ! Cela se présente mal. Cependant, la météo annoncée met tout le monde d’accord. Les risques d’averses orageuses ce samedi 19 septembre imposent d’annuler la sortie (même si le jour dit on cherche les pluies soutenues !). Mouloud a raison,  « la météo du Verneau est une météo à la semaine ». Visibilité très courte !

 Mais le samedi suivant est le bon. Pas une goutte d’eau en Franche-Comté depuis deux mois, une journée sans mauvaise surprise météo à redouter, c’est nickel ! De plus le groupe est complet (4) Après un contretemps (une déviation pour accéder à Nans sous Sainte Anne) et la grosse contrariété d’Arnaud devant sa sous combi à fermeture cassée (on prête du matériel mais qui sait dans quel état il vous  est rendu ma bonne dame ?), nous finissons enfin par commencer si je peux dire. 

Aux  « Biefs »

 Romain équipe la première série de puits pendant que Fred assure le reportage vidéo en ponctuant chaque commentaire par un « voila, voila » qui va faire fureur! Romain se ballade comme s’il connaissait déjà. Nous sommes détendus. Trop peut-être car peu avant la « salle Machin », je fonce dans une impasse et fais perdre 20 minutes au groupe. Pas de topo des « Biefs » bien sûr : Fred et moi sommes sensés connaître ! Railleries méritées. « Salle Machin », nous déposons de l’eau pour l’équipe qui remonte de « Baudin ». Décision de passer les combi pourtant on doit pouvoir s’équiper plus loin –dixit Mouloud- afin de ne pas bouillir sous le néoprène ! J’insiste, il y a de la place ici et le collecteur n’est plus si loin. Qui rééquipe la seconde série de puits ? (Équipement en place, il faut seulement changer les mousquetons pour des maillons rapides). Romain est partant et ce sera comme ça pendant toute la traversée ! Le groupe est léger et déconnant entre : « p. de société » et le : « c’est beau  mais c’est loin ! » d’Arnaud, nous sommes tous très contents et soulagés, enfin, de nous donner dans l’action.

Dans le collecteur

Le collecteur atteint, ça galope…première trémie, la corde est de plus en plus pourrie. Pourtant, personne ne passe dans l’eau encore. Seconde trémie, ça change et c’est rapide car elle est froide. D’aucuns se retrouvent un peu moins serrés grâce à la circulation de l’eau qui monte, qui monte…dans la combi.

Romain est étonné par les dimensions du collecteur et ravi de ce qu’il découvre.

Le siphon, l’eau et le feu !

Nous arrivons comme des balles dans la « salle des Patafoins » et immédiatement sommes attirés « comme des mouches vers un pot de miel » vers le siphon. La corde est en place. Personne ne parle de la «cheminée des Dentelles  ». A l’évidence, le passage s’impose à tous, même si pour moi le tourniquet des questions sans réponses repart de plus belle. Qui  passe le premier ? Pas moi ! Les autres sont prêts mais c’est Romain, le plus déterminé. Arnaud a amené un masque qui fera la navette. Après Romain, les sacs suivent. Lorsque Romain, désormais de l’autre côté, est prêt, il tire deux coups sur la corde et nous faisons partir le sac. Non Arnaud, ce n’est pas la peine de crier à Rom1 qu’il peut tracter, il ne t’entend  plus ! Justement, c’est au tour de ton sac. Nous le lestons en l’enfonçant dans l’eau limoneuse. Un bouillonnement inhabituel sort du kit. Le temps de l’identifier, il est trop tard. Son et lumière ! Ça pète et ça flambe et la flamme s’attarde sur la surface et Arnaud tape sur l’eau pour l’éteindre. L’acétylène, c’est bien quand la flamme danse sur le bec, apprivoisée mais là c’est trop ! et nous avons de la chance de ne pas avoir été dans un espace confiné. Eclairage électrique de rigueur donc et transport de la b. à carbure percée loin du siphon où nous n’en avons pas fini. Quelle frousse ! Arnaud a les sourcils brûlés entre les deux yeux et c’est comme une épilation qui aurait mal tourné mais il n’est pas défiguré. Il en faut plus pour stopper un « warrior »de son espèce comme il nous l’avait déjà prouvé après sa chute en quittant la salle « Machin ».

 En finir avec cet endroit ! Arnaud pour qui ce n’est pas une première fois passe le dernier. Remplir ses poumons et foncer. La corde à main droite pour se tracter puis soudain la lumière sous l’eau pour m’accueillir. Jaillissement, soulagement. Enfin Arnaud arrive, nous sommes au complet. 

Passés en salopette pour ne pas perdre de temps, les autres sont dégoulinants et gelés contrairement à moi  qui suis bien protégé par ma combi avec capuche.

Cette fois, nous sommes vraiment engagés dans la traversée.

 C’est une espèce de point de non retour. Suit une voûte mouillante puis le « Tube en U » et très vite la « salle du Bivouac » ou nous allons faire une première pause. Au bivouac, comme dirait l’ami Fred, on se félicite de notre choix et on fait des calculs temps gagné/temps perdu. Dans la colonne recettes, il y a la seconde série de puits déjà équipée et le passage du siphon et dans celle des « dépenses » la modification de l’équipement des puits et la « paumaison » avant la « salle Machin ». Nous sommes quand même dans le positif semble t-il. L’ambiance est euphorique et la blague lourde, lourde. Il y est question de comparaisons diverses entre PSG et…, ascenseur et…, Sans commentaires. On compare aussi les diverses catégories de mouches…Bon, nous sommes rassasiés, les calebombes sont rechargées et certains commencent à avoir froid. Il est temps de repartir.

Une salle format XXL

La « salle du Gnome » est très grande et l’on peut parfois commencer à revenir sur ses pas sans s’en rendre compte. Difficile de prendre des repères. La « Barre des écrins » n’est pas là ou je le pensais. Nous suivons des cairns pendant 20 bonnes minutes qui  nous mènent toujours plus haut ; près du départ du «Grand Couloir » estimons nous ; mais pas de départ vers la rivière au sein de ce fracas de gros blocs !. Après avoir tergiversé un moment, nous tentons de rejoindre le Verneau par une courte corde installée en fixe entre un ressaut et une verticale. Et qui doit mener à l ’ « affluent de Montmahoux ». Je ferme la marche, j’entends devant moi l’eau battue par les passages des collègues dans une grosse flaque.

On a retrouvé le collecteur !

 Un coup d’œil vers le haut. Nous sommes au fond d’une profonde trémie aux pentes raides. Ce doit être la « salle Jarbraud de bois » que nous cherchions. Je sais que nous sommes dans un secteur stratégique ou plusieurs galeries se croisent. Il faut essayer de se repérer car ici, personne ne connaît. Sur ma gauche, la galerie du « Creux qui sonne ». Elle vient du haut et ne nous intéresse pas. On butte sur une trémie de blocs qui arrête notre horizon. Pas le temps d’approfondir mais ce doit être la trémie donnant accès à la « Galerie Lacuson ». En empruntant le collecteur principal, nous courons le risque de ne pas croiser l’autre équipe partie de « Baudin » et qui doit déséquiper les « Biefs Bousset ». J’ignore à ce moment là que Jean-Pierre, Manu, Pierrot et Gilles ont prévu d’emprunter le collecteur parallèle.

La rando aquatique, où l’on croise l’équipe de l’aval

 Les premiers bassins se présentent. Plus ou moins profonds, ils  se succèdent sur près d’un kilomètre. Peu à l’aise, je ne nage que contraint et forcé ; Fred trace, Arnaud gueule à chaque immersion comme s’il se mouillait pour la première fois ; enfin  Romain, impérial, manifeste une aisance et une familiarité avec le milieu qui agacent... Quand Rom1 prend le temps de filmer en nageant sur le dos, le m’appuie sur mon  kit flottant avec tout le haut du corps comme un naufragé agrippé à un planche…Je fais mon maxi quand même pour sourire, peu convaincant… R2 maintenant avec départ de main courante sur une oreille (placement de la sangle à vérifier) et arrivée dans l’eau. 100 m plus loin, les nageurs en pointe, Arnaud et Fred buttent sur un plafond qui s’abaisse. Il reviennent en criant : «  c’est un siphon ! (-245 sur topo). Emoi ! Que fait-on ? On revient sur nos pas car sûrement le bon passage nous a échappé en amont. Au bas du R2 à nouveau, on s’apprête à remonter quand des voix résonnent. Appels et réponses indistinctes amplifiées par la flotte. C’est l’équipe de l’aval ! Je lâche la pédale préparée. Elle coule immédiatement. Poignées de mains et tapes dans le dos. Retrouvailles appréciées. Le passage est bien en aval. Il va falloir mieux chercher ! Jean- Pierre : « vous n’êtes pas en avance » ! Eux sont partis à 11h, ont espéré nous croiser avant la bifurcation collecteur principal/collecteur secondaire. Puis le choix du collecteur principal s’est imposé afin que nous puissions nous croiser. L’équipe n’a pas de néo complète, par choix, et ne peut s’arrêter longtemps ; Gilles notamment a l’air frigorifié. C’est drôle le croisement de deux équipes dans un lieu aussi éloigné de la surface, un lieu bien paumé et  hostile. La situation est pour le moins insolite. La simple rencontre booste notre moral, nous conforte dans notre situation topo, et  nous réchauffe le cœur tout simplement. Chacun repart vers son destin après une réflexion pleine de bon sens : « il y a peut-être un meilleur endroit pour boire une bière » ! Plus bas, nous quittons le bassin pour «une galerie supérieure qui se greffe en rive droite du bassin et permet de le court-circuiter. D’une longueur de 70m, au sol crevé par de nombreuses marmites, elle donne accès au sommet du « puits du Vieux fou (R5) » CONFERE : « La traversée du Verneau ». Equipé en fixe, arrivée dans l’eau profonde. Romain ne résiste au plaisir de faire un saut en fin de rappel. Attention, des lames rocheuses affleurent en surface contre lesquelles on vient se taper les genoux ! Interminable cette flotte ; qu’est-ce que je f. là ? Nager dans l’eau noire n’a jamais été ma « tasse de thé »…

« Salle de la corniche ». Il y a un an…

Enfin la « salle de la corniche », vaste et profonde. Traversée descendante avec un petit facteur de chute en cas de problème. Heureusement la calcite est très adhérente. C’est ici, il y a un peu plus d’un an que la rando aquatique forcée de Pierrot et Mouloud s’est arrêtée au bon endroit. J’essaye d’imaginer le Verneau devenu torrent furieux, le vacarme, les embruns. Le débit maximal enregistré au porche de la « grotte Baudin » est de 17 mètres cubes/seconde. La crue de janvier 2008 était suffisante pour combler le vaste volume  profond de 10m sous mes pieds. Pierrot a réussi à attraper la main courante mais Mouloud était en face. Il a fallu qu’il tente la traversée pour rejoindre son compagnon. Notre course à nous se déroule dans un contexte d’assez grande sécheresse avec un débit d’un litre/seconde à peu près. C’est : « un étiage de fou » dixit Manu. Ce sont aussi d’excellentes conditions pour une première traversée. Il faut en avoir conscience.

 Le « bassin merdique »,  c’est de la glue sous les pieds et un juron à chaque pas mais si l’on prend la peine de lever les yeux, on peut admirer de splendides coulées de calcite blanches.

Salle du « Bon Négro ». Arnaud et Romain ôtent les combi. J’hésite, je sais qu’il y a encore de l’eau. Il est trop tôt pour mouiller la sous combi qui est encore sèche et je préfère avoir un peu chaud que froid dans un vêtement inapproprié. J’en profite pour grignoter.

Géol

 Ah oui, il y a ici dans la partie la plus haute du plafond une magnifique coupole de détente qui témoigne d’un creusement de la salle en régime noyé. L’air saturé d’humidité et de CO2 est piégé dans un espace confiné. La corrosion se fait par condensation sur la roche plus froide et est à l’origine de ces formes arrondies. Il y a de magnifiques coupoles de détente à « Chauveroche »  entre l’entrée et la « laisse Fournier » notamment. C’est l’explication de Jean-Marc Rias que j’ai retenue. Mais je ne suis pas prêt à parier là-dessus !

Salle du « Petit Négro ». Fred et moi sommes en terrain connu à partir de maintenant. Je sais aussi qu’il reste pas mal de chemin encore.

Tripode, fragile !

Salle Belauce. Indispensable pause pour que Romain découvre le tripode. On retire l’acéto. Et le matériel. Petit ramping. Emerveillement ! Romain mitraille le tripode sous tous les angles. Attention, si l’on veut revoir le tripode lors d’une traversée ultérieure, il faut éviter de faire le circuit dans la salle, circuit qui passe à côté des concrétions. Qu’on se le dise !

Fatigue et erreurs

« Puits du Légionnaire, Puits du Balot » Je me gamelle de plus en plus souvent. J’ai fait le choix chaussures  rando plutôt que bottes et je glisse sur les roches mouillées. Je suis aussi fatigué car nous n’avons pas pris de second repas. Enfin, j’ai trop chaud dans ma néo.  Il est impératif que je m’arrête vite pour m’en débarrasser. Fred a le même problème avec son bas de néo et attrape des crampes. Pause au pied du puits du Balot. Arnaud recharge nos trois lampes à carbure pendant que Romain toujours vaillant remplace la corde de 9mm pour une de 10 ( Fred et moi l’avions posée le 14 juin). Nous grignotons mais cela ne suffira pas. La fatigue est là maintenant et les récupérations partielles des pauses sont forcément insuffisantes. Nous avons quand même bu régulièrement tout au long de ces heures et ainsi ralenti l’inévitable dégradation de nos ressources. Puits du Balot sans la pédale. C’est le bloqueur de pied qui permet l’appui sur la corde sauf qu’il n’est pas relié au baudrier ! Toujours bonne ambiance entre nous, entraide quand il faut. Les premiers attendent les autres. Peu de mots échangés. A présent Romain et Arnaud marchent devant, Fred et moi nous dépêchons lentement derrière.

« Boulette » après « la plage » ! Nous avançons dans l’actif au lieu de remonter en biais le vaste talus de la « galerie des Blocs ». Romain avance confiant mais le niveau de l’eau augmente et Romain doute : « ça descend progressivement, si ça continue, j’en aurais bientôt aux épaules ». Moi aussi, je m’interroge… enfin ! A ce point de l’itinéraire, on ne se mouille plus normalement. On est donc en train de se diriger vers le siphon. Stop, demi-tour ! A force de marcher au pilote automatique, j’ai perdu ma lucidité sur l’itinéraire. On arrive à « l’oreille ». Sur le plan géol. La corrosion a fait apparaître les couches en coupe comme on peut les voir sur le tronc d’un arbre coupé. De plus, l’ourlet est du meilleur effet !

 De l’eau a été déposée par l’équipe « Baudin ». Bien utile ! Ce geste peut paraître symbolique. Comme il est réciproque, de l’unique point de vue du poids, chaque équipe transporte la même quantité d’eau sauf qu’elle s’en débarrasse au début de son périple donc vite et à un moment ou l’équipe croisée en aura vraiment besoin.

On quitte le collecteur

On se retrouve au début du câble qui prend de la hauteur progressivement au dessus de la rivière. Dans les manips Romain perd du matériel (mousqueton et pédale) dans une marmite profonde. Il faudra faire sans. Après la main courante, le pendule, la sortie de puits un peu technique (surtout bien fatigué). A ce propos, c’est plus facile de sortir d’abord son sac et de le poser sur le rebord puis de sortir soi même que de faire le contraire. Suit le « boyau du GSD » qui est fidèle à sa réputation, c'est-à-dire très chi…surtout avec un sherpa qui s’accroche et se bloque sur tout ce qui dépasse. D’accord ! lorsque le boyau n’existait pas, c’était pénible et plus long. On progresse donc en se tortillant et avec les coudes (les mains sont rangées) ce qui ne donne pas une motricité très performante !  Quelquefois on peut se mettre sur le dos avec profit ce qui permet aussi de souffler un peu.  «Grotte Baudin », « salle Hope », Salle du plissement, ramping final (vivent les genouillères !) et c’est la délivrance. Le bon air tiède et parfumé du dehors nous envahit. Il est 22h30. Objectif réalisé, c’est le pied ! Voila 14h que nous nous sommes engagés dans la traversée.

Epilogue

« Nans Sous Saint Anne » Après une longue attente, Romain et moi décidons de remonter à « Déservillers ». Jean-Pierre et les autres n’auraient pas trouvé la clef de ma voiture ? Finalement, ils sont en train de sortir. Jean-Pierre attend depuis un moment, Manu finit de déséquiper. Portage de quelques sacs puis retour à NSSA ou l’on se retrouve tous près de la fontaine pour un débriefing général et informel. Satisfaction générale, tout s’est bien passé. On est même félicité par Manu. Soit dit en passant, malgré les moments ou nous  avons cherché, ou nous nous sommes égarés,  nous n’avons pas mis beaucoup plus de temps que l’équipe de connaisseurs. 14h et 13h30. Après quelques excès, notamment de bouffe avec tout ce qui l’accompagne, il faut songer à rentrer. Il est 2h du mat. et c’est maintenant qu’arrive le moment le plus dangereux. Prendre le volant !

 Belle aventure et qui compte pour moi. Je suis prêt à y retourner pour partager à nouveau des moments forts et uniques. Merci à tous. Si cette traversée a lentement mûri, c’est que nous n’étions pas tous prêts d’abord. Puis nous avons recueilli vos conseils, rassemblé la doc, plastifié les topos…et préparé nos sacs. Enfin, l’entraide n’est pas un vain mot : nous nous sommes épaulés, attendus…

 Je suis désolé pour la longueur du compte rendu, mais il est un peu à l’image de cette traversée.

 

 A bientôt !          Janguy le 23 octobre 2009

 

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Published by GSD - dans Sorties
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