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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 19:48

 

J’avais laissé le siphon aval des Essarlottes de côté dans mes projets depuis que les copains du GSD aient entrepris la désobstruction de la Voie aux vaches, une cavité supposée jonctionner avec le réseau aux abords de la salle Victor.

Une fois cette désobstruction réalisée, le siphon aval devenait moins éloigné et le portage moins fastidieux qu’en passant par la perte historique.

Le samedi 4 juillet, les conditions semblaient réunies pour entrevoir une nouvelle plongée dans l’aval. Cependant, nous ne devions pas nous « endormir » sous terre, les orages étant prévus pour le milieu d’après midi vers 16h00.

L’équipe assez conséquente (Jean-Pierre Villegas ; Chînos ; Vincent Franzi ;Romain Lepage; Adam Rozanski et Stéphane Guignard) se retrouve donc de bon matin devant l’entrée de la Voie aux vaches. Après le rééquipement par Vincent et Romain de l’entrée qui a subit quelques modifications depuis cet hiver, la descente se déroule sans encombre,  hormis le robinet d’un bloc qui s’ouvre et malgré un bouchon laisse échapper 1/3 de la réserve d’air. Avançant à bon rythme nous arrivons rapidement devant la voûte à 80 m du siphon, c’est ici que j’endosse ma tenue de plongeur et parcours seul ce cheminement jusqu’au siphon terminal à la côte -147m.

A partir de là, il ne me faut pas trainer, car dans cet aval, la touille me dépasse rapidement. Mon fil a tenu bon aux crues, j’arrive à son terminus et raboute mon dévidoir dans cette ambiance je finis les nœuds en aveugle. Ne perdant pas de temps je me lance dans la galerie qui continue à descendre régulièrement pour atteindre la profondeur maximale de -12m. La galerie est spacieuse et ne m’oppose pas de grandes difficultés si c e n’est des dépôts argileux omni présents et une eau froide. Autant que je puisse en apercevoir le profil, les parois de ce siphon sont identiques à celles de la galerie qui le précédent. Je déroule ainsi 80m et m’arrête dans un changement de direction marqué, je commence à avoir froid et j’ai prévu de faire la topo au retour.

C’est ce que je ferai malgré le froid. Arrivé à ma jonction de fil l’eau est plus claire et j’en profite donc pour rendre cet amarrage encore plus solide.

Le siphon terminal à l’aval des Essarlottes flirte donc avec les 100m pour une profondeur maxi de 12 mètres. A mon terminus la profondeur est de l’ordre de 9m. Nous avons donc confirmation à présent que ce siphon n’est pas une simple voûte et qu’il se présente véritablement comme un verrou liquide. Cependant, la dénivelée conjuguée à la distance nous séparant de la source du Lison laisse supposer une suite en galerie sèche. L’histoire n’est donc pas finie.

Le retour se passe sans problème si ce n’est qu’au même endroit qu’à la descente, les 2 blocs s’ouvrent à nouveau. Nous laissons Vincent et son copain à l’escalade juste devant le siphon aval, ils pourront voir les débits du collecteur tripler car dehors il s’est mis à pleuvoir. Il est 16h00 nous sortons !!!!

 

BIBLIOGRAPHIE :

Fournier E (1919) : Grottes et gouffres du département du Doubs, volume 1 page 132.

Sous le plancher n°9 (1994) pages 60,61,63

Inventaire du Doubs, Tome 4 (2004) page 458

Nos Cavernes n°18 (2005) page 9 à 36

 

 

 

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Published by GSD - dans Sorties
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